Retrouvez ici l’actualité scientifique en onco-dermatologie analysé par des experts. Nous remercions Eve Desmedt, Nora Kramkimel et Marie Boileau pour leurs éclairages.


Épidémiologie des Carcinomes de Merkel comparée à celle des mélanomes dans la base SEER

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 02/04/2026

Cet article s’intéresse à la comparaison de l’épidémiologie des carcinomes à cellules de Merkel (MCC) et du mélanome cutané aux États-Unis entre 2000 et 2021 à travers l’analyse des registres SEER, représentant environ 48 % de la population américaine.
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Mélanome après traitement par anti-PD-1 : résultats à 10 ans

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 02/04/2026

La prescription d’anti-PD-1 dans le mélanome métastatique a révolutionné sa prise en charge permettant notamment une rémission prolongée chez un certain nombre de patients. Le problème de la toxicité séquellaire peut alors se poser avec un vrai enjeu sur la qualité de vie à long terme chez ces patients. C’est la question posée par cette étude qui évalue cette population de longs survivants.
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La transcriptomique dans les Merkel, à la recherche de nouvelle cibles thérapeutique

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 02/04/2026

Dans cet article très fondamental les auteurs démontrent que le MCC n’est pas biologiquement homogène.
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Efficacité et tolérance de la dose inversée d’ipilimumab et nivolumab dans le mélanome métastatique

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 02/04/2026

A l’heure actuelle, le traitement par nivolumab 1 mg/kg +ipilimumab 3 mg/kg (dite dose standard) est le traitement de 1ère intention dans le mélanome, suite aux résultats à long terme de l’étude CheckMate 067 montrant un taux de survie de 52% à 10 ans, aux prix cependant d’une toxicité importante (plus de 60% d’effets secondaires de grade 3 ou 4). L’étude CheckMate 511 a comparé cette dose standard à la dose dite inversée (nivolumab 3 mg/kg +ipilimumab 1 mg/kg) montrant un taux de réponse objectif respectif de 51% et 46% mais avec un taux d’effet secondaire de grade 3 ou 4 de seulement 34% dans le groupe dose inversée. Cependant, ces résultats n’ont pas permis l’AMM de cette dose inversée dans le mélanome, contrairement à d’autres cancers.
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Toxicité cardiaque des inhibiteurs de BRAF/MEK : restons prudents sur la surveillance

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 02/04/2026

La toxicité cardiaque des thérapies ciblées inhibitrices de BRAF/MEK (TC) est classique nécessitant un monitoring par ECG réguliers pour l’allongement du QT et des échographies cardiaques systématiques pour dépister une éventuelle diminution de fraction d’éjection. Une meilleure connaissance de l’incidence des effets secondaires et des facteurs de risque paraît nécessaire pour bien informer nos patients, optimiser la communication entre onco-dermatologue et cardiologue sur cette surveillance qui peut parfois paraître lourde et permettre la détection précoce éventuelle de cette toxicité cardiaque.
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Y a-t-il un lien entre mélanome et tatouage

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 02/04/2026

De plus en plus de personnes se font tatouer actuellement à travers le monde ; cependant, les effets à long terme sur la santé des tatouages sont peu connus.
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Prevention and management of cutaneous immune-related adverse events: EADV Task Force statement

Par : Davide Fattore, Zoe Apalla, Azael Freites-Martinez, Nello Tommasino, Vasiliki Nikolaou, Giuseppe Lauletta, Ariadna Ortiz-Brugues, Pietro Sollena, Michela Starace, Nuno Miguel Preto Gomes, Dimitra Koumaki, Emmanuelle Vigarios, Lukas Kraehenbuehl, Katerina

Parution : 24/03/2026

Cancer immunotherapy, particularly immune checkpoint inhibitors (ICI), has revolutionized oncology treatment by leveraging the immune system to recognize and eliminate cancer cells. However, despite its efficacy, immunotherapy may induce immune-related adverse events (irAEs), including dermatological events, that can range from mild rashes to severe life-threatening conditions such as toxic epidermal necrolysis. This paper aims to explore and analyse the preventive measures for cutaneous irAEs (cirAEs). By identifying risk factors, recognizing early signs and implementing preventive strategies, healthcare professionals can significantly mitigate the severity of irAEs, thereby improving patient outcomes and quality of life.
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Comparative effectiveness of first-line anti-PD-1 versus cetuximab in advanced cutaneous squamous cell carcinoma: A nationwide population-based study using the French national health data system

Par : Dr Quentin Samaran, Dr Thomas Bettuzzi, Pr Emilie Sbidian

Parution : 23/03/2026

Anti-PD-1 agents have demonstrated meaningful response rates in single-arm trials for advanced cutaneous squamous cell carcinoma (acSCC). However, no randomised or large-scale real-world studies have directly compared their effectiveness with cetuximab, used alone or in combination with chemotherapy, which has long been used off-label as first-line systemic therapy in this setting. This study compared survival outcomes with first-line anti-PD-1 therapy versus cetuximab using French nationwide data. Methods: We conducted a retrospective nationwide population-based cohort study of the French national health data system (SNDS). Adults with acSCC initiating first-line systemic therapy between 2017 and 2023 were included; those with alternative diagnoses or prior systemic therapy were excluded. The primary endpoint was overall survival (OS); the secondary endpoint was switch-free survival (SFS), used as a proxy for progression-free survival. Cox models with stabilised inverse probability of treatment weighting were used. Predefined subgroup and sensitivity analyses were performed. Results: Among 3006 patients (median age, 80 years; 74 % men), 2115 received anti-PD-1 (587 cemiplimab, 1118 pembrolizumab, 410 nivolumab) and 891 cetuximab. Median OS was 26 months with anti-PD-1 versus 14 with cetuximab (weighted HR, 0.79; 95 % CI, 0.69–0.90; p < 0.001). Median SFS was 22 versus 8 months (weighted HR, 0.59; 95 % CI, 0.52–0.67; p < 0.0001). Results were consistent across age, sex, and anti-PD-1 subgroups. Conclusions: First-line anti-PD-1 therapy significantly improved overall and switch-free survival compared with cetuximab, used alone or in combination with chemotherapy. These findings provide robust real-world evidence supporting anti-PD-1 agents as the preferred first-line systemic treatment for acSCC in dermatologic oncology practice.
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La présence d’une mutation dans les mélanomes primitifs pourrait être prédictif d’un sur-risque de métastases cérébrales

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 05/03/2026

Les métastases cérébrales sont très fréquentes dans le mélanome, et aujourd'hui malgré les grandes avancées dans le traitement du mélanome métastatique, la présence de métastases cérébrales reste un facteur de mauvais pronostic. La seule manière actuelle de les détecter est par l'imagerie radiologique.
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Traitement d’induction de courte durée par thérapie ciblée : quel intérêt en vraie vie ?

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 05/03/2026

Les données de quelques essais de traitements séquentiels (SECOMBIT et DREAMSeq notamment) dans le mélanome au stade métastatique ont montré l’intérêt de débuter par une immunothérapie ou de réaliser un switch précoce thérapie ciblée/immunothérapie plutôt que de poursuivre une thérapie ciblée de première ligne jusqu’à progression (1,2).
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Données à long terme des TIL

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 05/03/2026

Lifileucel est une thérapie cellulaire à base de lymphocytes infiltrant la tumeur (TIL), administrée en une seule fois, fabriquée à partir du tissu tumoral du patient. Les auteurs présentent l’évaluation de l’efficacité à long terme (5 ans) et la sécurité de lifileucel chez des patients atteints de mélanome métastatique résistants aux traitements standards.
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La détection d’un ADN tumoral circulant positif dans les carcinomes de Merkel prédictive de récidive

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 05/03/2026

Le carcinome de Merkel (MCC) est une tumeur agressive avec un risque important de récidive. Récemment, il a été montré, dans les MCC, que la détection de l'ADN tumoral circulant avait une bonne valeur prédictive positive pour les rechutes cliniquement détectables, l'incluant ainsi dans les nouvelles guidelines NCCN de 2025 pour la surveillance des MCC. Cependant, il y a peu de données sur l'interprétation d'un ADN tumoral circulant positif en l'absence de rechute détectable.
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Association avelumab/cetuximab : efficacité et tolérance dans le carcinome épidermoïde avancé EVE

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 05/03/2026

L’utilisation des anti-PD-1 dans le carcinome épidemoïde (CE) avancé a révolutionné la prise en charge de cette pathologie avec un bénéfice clinique majeur chez un grand nombre de malades. Cependant certains patients de répondent pas et la question de nouvelles options thérapeutiques se pose. Des données sur de petites cohortes 1 ont suggéré l’intérêt d’une association immunothérapie avec le cetuximab mais une évaluation plus robuste reste indispensable. Cette étude évalue l’association d’un anti-PD-L1 l’avelumab avec le cetuximab dans la prise en charge du CE avancé.
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Rentabilité d’une évaluation gériatrique

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 05/03/2026

Dans cette étude, les auteurs se sont interrogés sur l’impact médico-économique d’une «GAM » (= Geriatric Assessment and Management). Il s’agit d’une évaluation complète faite par une équipe spécialisée (gériatres, infirmiers, pharmaciens…) pour adapter les traitements du cancer aux besoins des personnes âgées.
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La photothérapie-UVB : une option pour le traitement des effets secondaires cutanés immuno-induits ?

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 22/01/2026

Les effets secondaires cutanés des inhibiteurs de check-point font partie des effets secondaires les plus fréquents (plus de 30%) et peuvent vraiment retentir sur la qualité de vie notamment en cas de prurit (parfois intense). Dans la majorité des cas, les dermocorticoides sont utilisés et efficaces mais pour un certain nombre de patients, cela est insuffisant et nécessite des traitements complémentaires.
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La daromun, une nouvelle option thérapeutique en néo-adjuvant dans les mélanomes de stade III

Par : Dr Nora KRAMKIMEL

Parution : 22/01/2026

Il est aujourd'hui bien montré que l'immunothérapie systémique néo-adjuvante (anti-PD-1 +/-anti-CTLA4) permet d'améliorer de manière significative le pronostic des mélanomes localement avancés opérables. Un essai de phase II avec le daromun, qui est une combinaison de deux fusions anticorps-cytokines (L19IL2 et L19TNF) et qui est injecté en intra-lésionnel, a montré un taux de réponse important dans les lésions injectées et également non-injectées, suggérant un effet local et systémique de ce traitement.
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Impact des interactions médicamenteuses sur la réponse aux thérapies ciblées dans le mélanome avancé

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 22/01/2026

L’utilisation des thérapies ciblées inhibitrices de BRAF et MEK a révolutionné la prise en charge du mélanome ; leur efficacité étant souvent spectaculaire avec des durées de réponse malheureusement variables. Leur profil pharmacocinétique nécessite une attention particulière vis à vis des interactions médicamenteuses (IM) peuvent être fréquentes avec risque à la fois de diminution d’efficacité et d’augmentation de la toxicité. Et même si ces interactions sont bien connues, leur réel impact sur l’évolution clinique des malades est moins bien mis en évidence. Cette étude évalue ainsi les conséquences réelles de ces IM sur les résultats cliniques des patients atteints de mélanome métastatique traités par inhibiteurs de BRAF/MEK.
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Traitement des personnes âgées mais à quel prix ?

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 22/01/2026

Les thérapies innovantes (immunothérapies, thérapies ciblées) souvent perçues comme moins toxiques ont changés nos pratiques. Les auteurs ont évalué le lien entre l’administration de traitements anticancéreux systémiques à la fin de vie et l’utilisation des services de santé (urgences,hospitalisations, soins intensifs, hospice) chez les personnes âgées.
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Le dosage des D Dimères comme marqueur prédictif de réponse du carcinome épidermoïde avancé sous cemiplimab

Par : Dr Eve DESMEDT

Parution : 22/01/2026

Le cemiplimab a révolutionné la prise en charge du carcinome épidermoïde (CE) avancé avec des réponses parfois spectaculaires, rapides et prolongées. Cependant le taux de réponse avoisine les 50 % et certains patients présentent une résistance au traitement rendant indispensables la mise en évidence de biomarqueurs prédictifs de réponse. L’objectif de l’étude est d’évaluer le dosage de D Dimères comme biomarqueur prédictif de réponse au cemiplimab chez les patients traités pour un CE avancé.
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Anti-PD-1 en néoadjuvant dans les carcinomes épidermoïdes résécables : vers une désescalade ?

Par : Dr Marie BOILEAU

Parution : 22/01/2026

Le carcinome épidermoïde cutané (CEC) avancé sont aujourd’hui traité par immunothérapie. Les auteurs ont voulu évaluer l’efficacité du pembrolizumab en néoadjuvant pour les CEC résécables afin d’envisager la possibilité de réduire (ou d’éviter) la chirurgie et la radiothérapie selon la réponse du patient.
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